"Ce n'est pas étonnant" diront certains... "Ils l'a bien cherché"... "Il avait qu'à ne pas participer au forum de gayatt..."
Mais pourquoi donc m'a t-on bandé les yeux ?
Donnez votre avis ^^
Bonsoir! Je ne suis pas folle vous savez ?
Ce charmant ami gaien, aprés m'avoir gentiment éclairé quant aux joies et problèmes de l'html, m'a l'aissé un non moins agréable commentaire sur mon précédent post : "un conseil, ici pour toi c'est terminé !"
D'où la question que je lui pose.
LA PREMIERE FOIS : évitez ça! (extrait d'article d'un site pour ados)
"Comment se préparer ? Il faut distinguer deux situations.
Tu es en improvisation totale car tu n’avais prévu ça. C’est un très mauvaise situation car tu es nerveux et le reste de ce fameux dépucelage risque fort de se terminer en fiasco. (super… donc non seulement on a pas le droit de le faire quand l’envie se présente, mais en plus pour ceux qui auront le malheur de passer outre, ce sera forcément un échec !) Donc, je ne conseille pas du tout ce scénario même si, parfois, tout peut se dérouler de façon quasi miraculeuse et donner lieu à un grand moment. Néanmoins tu ne dois pas craindre de refuser ce premier rapport bâclé car ta copine ne t’en voudra pas bien au contraire. (les filles sont masos, c’est bien connu) Je déconseille aussi pour un premier rapport de faire cela dans un milieu difficile comme une voiture (trop confiné) ou la nature (risque de se faire surprendre)
Maintenant, deuxième situation, ce premier rapport est prévu. Prends ton temps pour bien préparer les choses. Ne rigole pas ! (= ne prends pas la chose avec légèreté) Les rituels aident à dédramatiser (= prendre les choses avec légèreté = contradiction) les situations stressantes. Si vous faites ça chez toi, change les draps, prépare les préservatifs à portée de la main et éventuellement un tube de lubrifiant non gras. Puis ensuite, prépare un environnement propice à l’événement puis une soirée préparatoire (on n’est pas des sauvages quand même) Maintenant, prépare-toi, toi-même. Je te conseille de lire ou de relire le dossier « Contrôler son éjaculation ? »
Douche, changement de fringue et notamment ton linge de corps, ces demoiselles goûtant fort peu que l’on sente l’ « homme » et bien sûr déodorant, parfum et tout ce qui va bien… (vive la spontanéité, vive le naturel… autant baiser avec son bidon d’eau de javel)"
ATTENTION : TOTALE EXCLUSIVITE! BIENTOT, TOUT POUR CONTROLER SON EJACULATION!!!
Pourquoi vous devez absolument avoir un pédé chez vous.
La fin des soldes arrive à grands pas et vous n’avez toujours pas déniché THE accessoire destiné à faire de vous une fashion victime. Vous vous sentez vulnérable et désemparé, jalousant tous ceux qui se pavanent sur votre chemin avec leur tout nouveau tee shirt griffé plus-si-inabordable-que-ça-après-les-soldes-finalement.
Les fourbes! Mais ne vous précipitez pas chez le dealer de fringues le plus proche car vous n’êtes pas en état de relativiser les choses, votre esprit est perturbé : souvenez-vous, votre égo est ratatiné, vous vous sentez une bouse flagada. Aller dans les magasins à cet instant précis sonnerait l’arrêt de mort de votre garde-robe et par-là même de votre vie sociale : les invendables invendus jaune citron mais ô, pas si mal finalement pour dix euros ; les trucs dans lesquels vous flottez tellement que vous ressemblez à une yourte mobile. Mais bon, dés demain vous allez suivre un programme intensif pour développer vos muscles que par pudeur, vous n’avez jamais révélée au grand public, mais d'apres les atlas d'anatomie que vous avez consultés, vous en êtes dotés vous aussi, c'est sûr…
Arrêtez de vous voiler la face. Ce qu’il vous faut, ce dont vous avez vitalement besoin pour mettre votre bras en valeur et faire exploser votre cote de popularité, c’est un pédé.
A vous alors la démarche chaloupée, la maîtrise parfaite des chorégraphies de Madonna, l’analyse fouillée et enthousiaste de « Desperate housewives » (oui, clairement, Gabrielle couche avec le jardinier sportif et viril à cause de ses antécédents affectifs désastreux au jardin d’enfant), les coupes de cheveux conceptuelles et cosmiques réalisées par ses doigts de fée (car c'est comme ça qu'il veut qu'on l'appelle...)
Le pédé résout également nombre de problèmes familiaux. Il vous offre l’opportunité inestimable de vous débarrasser durablement de cette chère tata Simone qui vous pince les joues depuis l’enfance et qui, choquée par votre vie dissolue, passera les six mois suivants cloîtrée chez elle, une bouillotte sur les genoux, à regarder Pascal Sevran à la télé d’un air suspicieux...
Le pédé est également un placement à long terme car vous pourrez le recycler pour les soldes d’hiver. Qui pourrait mieux que lui s’extasier sur un polo scandaleusement rose en tapant des mains et en poussant des petits cris de marmotte effarouchée? Ce réservoir de culture sera à votre disposition, et, contre une manucure occasionnelle ou des conseils psy pendant son bain, il citera gracieusement les bisounours et club dorothée.
Tentant hein ?! Mais comment vous en procurer un me direz vous? Adoptez la gay attitude. Traînez nonchalamment dans une boutique Calvin Klein en arborant fièrement un tee shirt de Matt Pokora, tortillez du cul, gloussez et appelez tout le monde «chéri ». Attendez à la sortie de Claire's ou bien guettez les plagistes en slip moulant rose! Votre proie ne devrait pas tarder… Ou alors faites un beau geste, adoptez. Il y a tellement de pédés abandonnés pendant les vacances (euh... non, ca c'est pour mon article sur les chiens leucémiques de l'autoroute du soleil)
Voici les célébrités auxquelles je ressemble le plus... Donc soit c'est une femme asiatique, soit c'est un cadavre...
Je savais que mon identité était ambigüe mais à ce point!
Cette jeune femme se trouve en bas de la terrasse dès 23h jusqu'à tard dans la nuit... Et presque tous les soirs je la vois en bas, à 5m de moi.
Hier en revenant du ciné j'ai découvert qu'elle n'était pas la seule dans la rue, comme je le pensais jusqu'à alors. Ses amis m'ont apostrophé dans toutes les langues en me suivant.
Ma blonde est beaucoup plus discrete, elle lance des "bonsoir" par-ci par-là, et pas des gazouillements prépuberts. Elle a aussi du caractère : je l'ai déjà entendue hurler au tléphone. Elle n'est pas francaise.
Cela dit elle a aussi plus d'ennuis puisque c'est la plus jolie, et elle se fait souvent embeter.
Parfois elle me jette des regards en coin, et une fois elle a failli m'adresser la parole^^
The Bubble est un beau film qui m'a fait un choc.
Ca fait réfléchir à la tolérance et au respect dont certains névropathes qui laissent des commentaires ici manquent cruellement...
Mon "profil homosexuel" d'après un site bien connu
# Vous êtes un individu aux réactions tumultueuses. Pour vous comprendre, on doit réaliser que votre moteur, pourrait-on dire, est la force du désir. (Euh... pas vraiment... suis plutot poussé par une perpetuelle interrogation sur les etres qui m'entourent et moi-meme)
# Vous ressentez fortement la stimulation du désir charnel. Ne sachant pas toujours résister aux appels de votre nature ou dériver cette force sur d'autres buts, vous êtes plus qu'un autre sujet à des emballements extrêmes. Ce n'est pas une fatalité du destin qui vous voue à de tels "coups de foudre", mais bien votre nature passionnée qui vous rend pour ainsi dire naturel dans votre vie.(non je suis pas trés coup de foudre, mais la premiere partie est completement juste malheureusement)
# Servi par votre entrain, votre fougue, votre franchise, vous exercez une forte attraction, et vous êtes de ceux qui mènent rondement à terme leurs affaires sentimentales.(ah, merci :) )
# Vous recherchez un admirateur inconditionnel, mais ne supportez cependant pas un partenaire trop passif.(ah bon? c'est dépend où ^^) Surtout, vous avez besoin d'être admiré. Savoir que votre partenaire est fier de vous, avoir la possibilité de vous porter chevaleresquement à son secours, constitue pour votre amour un excitant de choix.(mouai, bof, oui en général mais justement non en amour)
# Vous avez en effet, tout au fond de vous, le désir d'apparaître en héros, voire en sauveur.(faux)
Puisque nous sommes en période de solde et que comme tout le monde, je m'aventure dans les magasins ; comme en outre je suis un peu homosexuel (eh oui... dsl), une question a illuminé mon esprit :
Comment définir des soldes homosexuels?
Faut-il chasser en groupe en poussant des petits cris de vierge éffarouchée? Y aller seul, au cas où on rencontrerait un vendeur super sexy prêt à nous faire un essayage personnalisé... ? Avec un ami sensé porter conseil car on ne se voit jamais comme il faut dans les glaces avec leurs éclairages de M**** (tout en sachant trés bien que ce "prétendu ami" nous conseillera n'importe comment car, mortel qu'il est, il est jaloux de notre beauté et de notre intelligence)
Comme vous le voyez, de nombreuses questions se posent!
On peut aussi se demander s'il est légime qu'un homosexuel de plus de trente ans (en fin de vie donc) aie le droit de profiter des soldes et de priver ainsi de plus jeunes, qui eux n'ont pas encore de garde t shirt convenable, de petits trésors esthétiques à prix réduit ?
Est-il normal que des boutiques existent hors du centre ville ? Ne devraient t-on pas les démolir? (car chacun sait qu'on a jamais de temps à perdre pendant les soldes, et encore moins en transport)
Doit-on laisser la vie sauve à un vendeur qui s'avance vers nous avec un sweet rose à paillettes vertes tout en souriant? (car s'il sourit, il n'a surement pas conscience de l'hérésie qu'il est sur le point de commettre...) Mais s'il est un vil manipulateur qui agit en toute conscience, quel chatiment lui infliger ?
Doit-on l'autoriser à nous pincer les fesses en nous appelant "ma chérie-an" ou à nous dire "toi, tout te va, sauf le orange-an"?
Quelle attitude adopter une fois dans la rue, avec son sac à la main, heureux de nos trouvailles ? Arborer un fier sourire et un air confiant, ou bien baisser les yeux et regarder en l'air en sifflotant, l'air de rien?
Vos témoignages nous seraient d'un grand secours...
Voici un extrait d'un de mes blogs préférés! C'est drôle et caustique comme j'aime.
Il ne fait aucun doute que son auteur est un super-bon-coup ^^
Une idée de thème pour Delarue :
"J'ai fait un rêve érotique avec MPokora. Comment surpasser la honte et s'en sortir?"
Voici quelques extraits d'une interview de Rufus Wainwright, chanteur homosexuel, dont les principales préoccupations semblent être, dans l'ordre :
1/ son indéniable génie
2/ l'évolution et la bonne santé de sa masse capilaire
3/ son homosexualité
4/ Liza Minnelli
5/ son indubitable génie
He's so gayyy ! C'est terrible ^^
En tout cas sa mégalomanie complétement assumée m'a bien fait rire...
Ici, Al. penche paisiblement la tête vers sa gauche, en signe de bienveillance envers de potentiels envahisseurs...
Là, il prend une pause olympienne, pour rappeler aux misérables mortels que nous ne sommes rien, que nous retournerons sous les galets (de Nice bien sûr)
Vous connaissez tous Martine, cette petite fille perdue qui aimait raconter sa vie dans des postures toujours plus obscènes : Martine à la campagne, Martine fait de la couture, Martine et ses maladies vénériennes ...
Eh bien j'ai trouvé mieux : son grand-père !
Martine n'en parlait jamais, et, pour des raisons encore ignorées actuellement, refusait d'évoquer son existence.
Ce blog ayant aussi pour vocation de briser des tabous (sisi, je vous assure !), j'ai courageusemet décidé de lever l'ostracon pesant sur les frèles épaules de cet individu : Ernest.
Ici, Ernest, après avoir pudiquement enfilé son sublime boxer sous sa serviette devant toute la Promenade des Anglais, se dirige avec une nonchalence non dénuée d'un certain chic vers la mer!
PHOTOS EXCLUSIVES !! (Bientot sans le boxer dans la série X des Martines et les 12 plagistes de Juillet!!)
... on sait jamais, ca peut exister! Voici un commentaire d'une grande finesse^^
Et le haut de son crâne est évidemment sectionné pour des raisons que l'on comprendra aisément :)
Pour ma part, j'en veux meme pas de son tunnel vaginal!
Ceci est un de mes devoirs de physique.
En seconde ... Elle s'était lancée dans la fabrication de bougies artisanale à la cire d'oreille, et entassait ses petites boulettes sur son bureau.
Elle reprisait ses rideaux en cours, m'appellait "ma chérie", tappotait les fesses des jolies fille de la classe.
Elle nous a fait la poussée d'Archimède en anglais pendant deux heures.
Elle rotait, pétait, grognait devant nous, sans même froncer les sourcils... elle vivait selon des principes de vie fort simples, nous racontait son amitié avec les araignées de sa chambre, comment elle acceuillait avec un fusil les chasseurs qui approchaient de sa maison. Pourquoi son frère, même s'il était coiffeur, n'était pas une "tantouze".
Elle était énorme, gigantesque, avec des dents aux reflets oranges, noirs et verts, une blouse jaune pipi et des trous dans son T-shirt par lesquels s'échappaient des amas graisseux...
Parfois, quand elle riait, ou grognait plutôt, son ventre remuait violemment ce qui faisait sortir de son pantalon son T-shirt troué. Alors, son ventre flasque surgissait et recouvrait tout son bas ventre jusqu'au niveau des genoux...
Je l'adorais...
Cette prof d'allemand de 4è était à mourir de rire : du genre à avoir des taches sur son pantalon juste entre les jambes, à noter nos cahiers pour voir si on prenait bien nos cours, à nous faire faire des commentaires de poèmes allemands (bon d'un côté ca nous a fait progresser).
Mais elle ne savait pas s'y prendre avec les élèves, pourtant on était pas difficiles, mais elle avait quand meme réussi à nous faire refuser de faire un devoir lol
Là, faut avouer que c'est absurde de me mettre une note pareille si elle considère que je suis insolent. En tout cas ca m'avait bien fait rire, j'étais juste critique vis à vis de ses méthodes lol
Là, elle commence à devenir pédante, et malheureusement, sans doute aliénée par des valeurs que ces parents qui lui ont transmises à son insu. Elle avait pourtant déjà 12 ans donc peu d'excuses...
Son manque de discernement aurait pu être touchant, s'il ne l'avait pas rendu méprisante, sarcastique mais surtout ridicule comme vous le verrez dans le prochain extrait ^^
Voici un morceau d'Oedipe à Colone, qui se trouve être un extrait d'une des versions de mon deuxième semestre.
Le texte est trés beau.
Puisque cette langue régit mon existence, j'en affiche pour que vous voyez à quoi ca ressemble si ca ne vous est jamais arrivé. Et si ca peut en encourager certains à dévorer les classiques grecs.. vous pouvez toujours me demander conseil!
En plus, esthétiquement, c'est quand même sublime non ?
Cette lettre vous parait peut-être anodine, voire vaguement chiante, mais elle est en fait le premier témoignage du comportement maniaque, que l'on repère déjà à l'accumulation de détails pédants, qui ne cessera de se développer dans les courriers suivants de la charmante demoiselle qui en est l'auteur, pour atteindre son apogée dans une explosion narcissique et méprisante envers ma personne.
Mais nous n'y sommes pas encore, je vais vous faire patienter ^^
Ceci est un morceau d'une lettre reçue il y a une dizaine d'années par une camarade de classe de l'école Camus Sévigné de Lille !
Une jolie petite perle, mais j'ai décidé de commencer soft... le reste sera beaucoup plus trash ^^
C'est meuuugnon ^^
"Vous arrivez chez votre meilleur pote, un jour, et vous le surprenez à refermer précipitamment une page Internet sur son ordi Etrange, que lui arrive-t-il ? Il vous paraît bizarre, mal à l'aise, et plusieurs petits détails que vous n'aviez pas remarqué avant attestent que quelque chose a changé : par exemple, sous son Samsung dernier cri se trouvent deux drôles de livres, l'un rouge, l'autre jaunâtre, sa cuisine est remplie de pots de miel et de fiches de recettes signées Apicius, ses posters de Daft Punk ont été remplacés par une immense carte de la Grèce... Aïe. Vous pressentez l'horrible vérité... Mais vous voulez accorder à votre ami le bénéfice du doute, et pour ne rien laisser paraître vous entamez la conversation :
- Salut, comment ça va ?
- Kalèè èèméra ! Ekhôô kalôs, kaï su pôôs ékhéés ? répond-il étourdîment, avant de plaquer avec horreur ses mains sur sa bouche et de se reprendre :
- Euh... ouais, salut, bien et toi ?
Non, vous n'avez pas pu entendre ça. Ce serait trop affreux. C'est une illusion, une hallucination auditive. Vous devriez arrêter le carambar aux champignons.
- Euh... T'as l'air fatigué... dites-vous à votre ami, un peu décontenancé.
- Oui, j'vais pas très bien, tu m'excuses, je vais prendre une aspirine, dit-il, et il ajoute, ce que vous fait frémir d'horreur : " Redeo mox ! "
Alors, dans l'espoir fou et vain de dissiper vos soupçons, vous approchez de son ordi, et vous voyez - épouvante ! - dans ses favoris : Perseus et Mythologie.com !
Plus de doute : votre ami est atteint de Lettre-classicite, maladie très étrange qui transforme les êtres humains normaux en amateurs de grec et de latin. Oui, je sais, c'est affreux. D'autant plus que les nombreux et éminents scientifiques qui se sont penchés sur cette pathologie mentale, après avoir testé la chirurgie, la chimiothérapie, l'acunpuncture, l'hypnose et le vaudou, ont décrété qu'elle était incurable. Rassurez-vous, on n'en meurt pas.
La Lettre-classicite est repérable à des symptômes bien précis. Déjà, le malade utilise un vocabulaire enrichi, dont énormément de mots de plusieurs syllabes, et semble incapable de s'en tenir aux simples : "yo mec cool j'te dis ouais je kiffe ça va ok à plus". Parfois même il fait DES CITATIONS EN LATIN ! (dans les cas les plus graves). Il commence à acquérir une bibliothèque (signe de perversion mentale, tous les scénaristes de séries américaines vous le diront) et à la remplir de livres rouges et jaunes, même pas écrits complètement en français. Il grogne sur le prix de mystérieux objets à caractère addictif produits par une société quasi-secrète qu'on connaît sous le nom d'"éditions Budé", et sur la qualité des "traductions". Il rencontre d'autres membres de sa secte, parle de gens bizarres nommés Homère, Virgile, Platon, Cicéron, Euripide (noms de code assurément) et trimbale partout deux gros dictionnaires blancs et noirs, sortes de signe de reconnaissance. Le pire, ce sont les propos incohérents qu'il se met à tenir, comme : "Les sciences, il n'y a pas que ça dans la vie", ou encore "Si, les lettres, ça sert à quelque chose". Vous comprenez que notre société peut difficilement accepter de telles hérésies.
Mais comme tous les malades qui se créent leur monde, il ne faut pas les contrarier. Les psychiatres préconisent même d'accepter ces gens commes des êtres normaux, ou presque, voire de se renseigner sur ce dont ils nourrisent leur délire. Certains spécialistes conseillent même de lire ne serait-ce que l'Iliade et l'Odyssée, les deux oeuvres dont les patients atteints de Lettre-classicite font le plus souvent leurs livres de chevet. Il y a des gens pour dire de lire même l'Enéide, mais personnellement je trouve que c'est trop demander à un homme normalement constitué...
La Lettre-classicite n'est pas contagieuse. Et pourtant..."
Le jour, je suis seul, mais il n'y a plus la lune, donc je dessine.
Dans la série des classiques de l'Art Plastique, voici un drapé de ma composition. Mon frère, cette fois, ne m'a pas dit que ça ressemblait à "une maison en forme d'arbres"... J'ai donc décidé, encouragé par cette absence de remarque assassine, de poster ce petit dessin!
Ce jeune homme seul, qui pense que Proust est son compagnon nocturne et qui contemple la lune, est au bord de la folie... Voyez la lueur démoniaque de son regard, la courbe perversse de ses sourcils et son sourire lubrique.
Bientôt, il invoquera Lorie et sacrifiera Euripide sur l'autel de son desespoir...
Le soir, je me retrouve seul avec Proust...
Non, non je n'ai pas peur que pédéraste essaie de m'introduire, car même s'il appartient à cette fourbe, impure et antéchristique communauté gay qui ne daigne même pas incliner le regard sur mes cerises et porter une ébauche de jugement, il est mort depuis longtemps : notre petit Marcel avait la santé fragile...
Paix à son âme : cette erreur de la nature, pour ce qui est l'identité sexuelle, m'accompagne pourtant tous les soirs depuis une semaine, et me réconforte : un individu tarré, à l'évidence encore plus seul que moi puisqu'il passait son temps à écrire les insignifiances d'une vie quotidienne passée (on voit bien qu'il ne fréquentait pas les backrooms, sinon, au lieu de la couleur des Aubépines de la haie de Tassonville qu'il contemplait jadis, il nous aurait parlé de ses nombreuses découvertes charnelles d'aujourd'hui) mais un génie...
Ah, que c'est beau!
Puisqu'un blog est sensé être la vitrine des secrets les plus intimes et des talents cachés de son auteur...
Je ne vous cacherai pas que, ceci étant la première reproduction réaliste que j'effectue avec détail et précision ; n'ayant en outre aucune technique, j'en tire une certaine fierté, comme toute manifestation du plus petit germe de talent enchanterait un quidam!
La haie formait comme une suite de chapelles qui disparaissaient sous la jonchée de leurs fleurs amoncelées en reposoir ; au-dessous d’elles, le soleil posait à terre un quadrillage de clarté, comme s’il venait de traverser une verrière ; leur parfum s’étendait aussi onctueux, aussi délimité en sa forme que si j’eusse été devant l’autel de la Vierge, et les fleurs aussi parées, tenaient chacune d’un air distrait son étincelant bouquet d’étamines, fines et rayonnantes nervures de style flamboyant comme celles qui à l’église ajouraient la rampe du jubé ou les meneaux du vitrail et qui s’épanouissaient en blanche chair de fleur de fraisier. Combien naïves et paysannes en comparaison sembleraient les églantines qui, dans quelques semaines, monteraient elles aussi en plein soleil le même chemin rustique, en la soie unie de leur corsage , qu’un souffle défait !
Mais j’avais beau rester devant les aubépines à respirer, à porter devant ma pensée qui ne savait ce qu’elle devait en faire, à perdre, à retrouver leur invisible et fixe odeur, à m’unir au rythme qui jetait leurs fleurs, ici et là, avec une allégresse juvénile et à des intervalles inattendues comme certains intervalles musicaux, elles m’offraient indéfiniment le même charme avec une profusion inépuisable, mais sans me laisser approfondir davantage, comme ces mélodies qu’on rejoue cent fois de suite sans descendre plus avant dans leur secret. Je me détournais d’elles un moment, pour les aborder ensuite avec des forces plus fraîches. Je poursuivais jusque sur le talus qui, derrière la haie, montait en pente raide vers les champs, quelque coquelicot perdu, quelques bluets restés paresseusement en arrière, qui le décoraient çà et là de leurs fleurs comme la bordure d’une tapisserie où apparaît clairsemé le motif agreste qui triomphera sur le panneau ; rares encore, espacés comme les maisons isolées qui annoncent déjà l’approche d’un village, ils m’annonçaient l’immense étendue où déferlent les blés, où moutonnent les nuages, et la vue d’un seul coquelicot hissant au bout de son cordage et faisant cingler au vent sa flamme rouge au-dessus de sa bouée graisseuse et noire, me faisait battre le cœur, comme au voyageur qui aperçoit sur une terre basse une première barque échouée que répare un calfat, et s’écrie, avant de l’avoir encore vue : « La Mer ! »
Puis je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’œuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder, mais j’avais beau me faire un écran de mes mains pour n’avoir qu’elles sous les yeux, le sentiment qu’elles éveillaient en moi restait obscur et vague, cherchant en vain à se dégager, à venir adhérer à leurs fleurs. Elles ne m’aidaient pas à l’éclaircir, et je ne pouvais demander à d’autres fleurs de le satisfaire. Alors, me donnant cette joie que nous éprouvons quand nous voyons de notre peintre préféré une œuvre qui diffère de celles que nous connaissions, ou bien si l’on nous mène devant un tableau dont nous n’avions vu jusque-là qu’une esquisse au crayon, si un morceau entendu seulement au piano nous apparaît ensuite revêtu des couleurs de l’orchestre, mon grand-père, m’appelant et me désignant la haie de Tassonville, me dit : « Toi qui aimes les aubépines, regarde un peu cette épine rose ; est-elle jolie ! » En effet c’était une épine, mais rose, plus belle encore que les blanches. Elle aussi avait une parure de fête, - de ces seuls vraie fêtes que sont les fêtes religieuses, puisqu’un caprice contingent ne les applique pas comme les fêtes mondaines à un jour quelconque qui ne leur est pas spécialement destiné, qui n’a rien d’essentiellement férié – mais une parure plus riche encore, car les fleurs attachées sur la branche, les unes au-dessus des autres, de manière à ne laisser aucune place qui ne fût décorée comme des pompons qui enguirlandent une houlette rococo, étaient « en couleur », par conséquent d’une qualité supérieure, selon l’esthétique de C., si l’on en jugeait par l’échelle des prix dans le « magasin » de la Place ou chez Camus où étaient plus chers ceux des biscuits qui étaient roses. Moi-même, j’appréciais plus le fromage à la crème rose, celui où l’ont m’avait permis d’écraser des fraises. Et justement ces fleurs avaient choisi une de ces teintes de chose mangeable ou de tendre embellissement à une toilette pour une grande fête, qui, parce qu’elles leur présentent la raison de leur supériorité, sont celles qui semblent belles avec le plus d’évidence aux yeux des enfants et, à cause de cela, gardent toujours pour eux quelque chose de plus vif et de plus naturel que les autres teintes, même lorsqu’ils ont compris qu’elles ne promettaient rien à leur gourmandise et n’avaient pas été choisies par la couturière. Et certes, je l’avais tout de suite senti, comme devant les épines blanches mais avec plus d’émerveillement, que ce n’était pas facticement, par un artifice de fabrication humaine, qu’était traduite l’intention de festivité dans les fleurs, mais que c’était la nature qui, spontanément, l’avait exprimée avec la naïveté d’une commerçante de village travaillant pour un reposoir, en surchargeant l’arbuste de ces rosettes d’un ton trop tendre et d’un pompadour provincial. Au haut des branches, comme autant de ces petits rosiers aux pots cachés dans des papiers en dentelles dont aux grandes fêtes on faisait rayonner sur l’autel les minces fusées, pullulaient mille petits boutons d’une teinte plus pâle qui, en s’entrouvrant, laissaient voir, comme au fond d’une coupe de marbre rose, de rouges sanguines, et trahissaient, plus encore que leurs fleurs, l’essence particulière, irrésistible, de l’épine, qui, partout où elle bourgeonnait, où elle allait fleurir, ne le pouvait qu’en rose. Intercalé dans la haie, mais aussi différent d’elle qu’une jeune fille en robe de fête au milieu de personnes en négligé qui resteront à la maison, tout prêt pour le mois de Mai, dont il semblait faire partie déjà, tel brillait en souriant dans sa fraîche toilette rose l’arbuste catholique et délicieux.
La haie laissait voir à l’intérieur du parc une allée bordée de jasmins, de pensées et de verveines entre lesquelles des giroflées ouvraient leur bourse fraîche du rose odorant et passé d’un cuir ancien de Cordoue, tandis que sur le gravier un long tuyau d’arrosage peint en vert, déroulant ses circuits, dressait, aux points où il était percé, au-dessus des fleurs dont il imbibait les parfums, l’éventail vertical et prismatique de ses gouttelettes multicolores. Tout à coup, je m’arrêtai, je ne pus plus bouger, comme il arrive quand une vision ne s’adresse pas seulement à nos regards, mais requiert des perceptions plus profondes et dispose de notre être tout entier.
"Barbara Streisand...
- Oui…
- Au nom de la république francaise...
- Hum hum…
- Nous vous faisons officier de la légion d’honneur!
Barbara I kiss you
- Je vous em...brasse"
Culte !
Inutile de préciser que je l'aime toujours autant, même si elle est entré en contact avec cet amas putride parvenu et anormalement petit.
Pour la séquence émotion, je précise que je me suis acheté un appareil photo numérique. Et qu'en conséquence, je n'aurai plus à me payer les services lucratifs de mes émissaires de l'ombre (enfin sauf exception : nus, gore, trash, morts etc...).