Murmure des flots qui accompagne l'ivresse,
Je m'étends, je soupire, mon corps se désagrège
Suis je donc sous l'empire de quelque sortilège ?
Je me laisse porter par l'eau qui me caresse...
Je suis le cours de l'eau, peu à peu je respire
L'air parfumé d'embruns, coloré par la brume;
J'arrive sur un rivage bordé de sombre écume
Et j'observe, échoué, un poisson qui expire.
Ses écailles sont vives, pleines de cette vie
Qui petit à petit se détourne et s'enfuit;
Et voilà que la vermine accourt et le ronge
Tandis que je me plonge au milieu de mes songes...
Ténébreuses pensées, s'écoulant lentement,
S'étirent et vagissent, prenant forme doucement;
Bientôt la Nuit s'installe, de la noirceur partout
Les idées s'étalent, recouvrant tout de boue;
Non qu'elles fussent létales... Pourquoi pas après tout ?
Bile noire, mélancolia, coule donc dans mes veines,
Alourdie mon sang, charriant mon affliction
Qui opprime ce coeur d'une malédiction,
Libère la rancoeur, cette douleur malsaine.
J'arrache les pétales de ma raison affligée,
Un coup de poing final à mon âme infligé.
Et me voici gambadant, libre et sans soucis
Croquant à pleines dents la gloire de la Folie!
Azazel, Azazel! Entends mes plans funestes!
Quitte ton domaine, descends des sphères célestes;
Démon du sacrifice porteur de nos pêchés
Sois l'arme rédemptrice dans ma main écorchée.
Lilith, toi qui règne sur la passion sans partage,
Coeur ardent: entends ma furie et ma rage!
Appelle à moi tous tes sombres sbires
Et que chacun subisse ce que ma haine m'inspire.
Asmodée dieu terrible! Autour de toi n'est que haine,
Ne fais rien je te prie pour soulager mes peines;
Excite à l'inverse contre tous mes ennemis
Cette partie de moi où résonne l'infamie!
Bélial le magnifique, aussi le plus pervers
Seigneur de la débauche et des plaisirs turpides,
Tu possèdes mon âme, tu possèdes ma chair:
Fais moi quitter pitié, cette vie insipide!
Je vois venir au loin la créature sans nom.
Elle m'observe et me fixe de sa tête de lion.
Soudain elle bondit, d'un coup sans prévenir
Et je vois dans ses yeux toute sa hargne luire.
Elle se jette sur moi la Chimère en hurlant;
Sa queue de reptile crache un venin brûlant
Qui coule sur mes joues, inonde mon corps,
Tenaille mes entrailles, encore, et encore...
Et tandis que pénètre le terrible poison
Je sens que j'abandonne pour de bon ma prison;
La fille de Typhon tout entier me dévore
Ca y est cette fois ci, moi aussi je suis mort...
Suivez votre penchant, écoutez vos instincts,
Libérez les passion et votre inclination
Devenez sans pitié, oubliez compassion:
C'est le plus sûr moyen pour toucher à la Fin.
L'auteur de ce superbe poème est un jeune homme charmant et célibataire.
Me contacter si vous souhaitez le joindre ^^
NB : Il n'a pas non plus l'intention de se suicider.
En outre, on ne répétera jamais assez, comme le fait si bien Monsieur Sarkozy que ce jeune homme admire, qu'une maitrise correcte de sa langue est indispensable à l'expression correcte d'une pensée correcte.
Une conversation msn avec une fervente pratiquante :
a p'tite Tomate : je me suis heurté à cela en philo, en parlant à des cathos bornés qui me disaient : attention avec ta philo... gngngn... tu vas perdre la foi
Al : ah lalala! C'est pas possible ca !!
C'est comme les athés qui disent que le catholicisme est une secte
ils sont bloqués dès le début
elle : j'ai pas dormi pendant une semaine à cause de cela. Oui, c'est idiot
moi : avec des préjugés super agacants
elle : alors qu'en fait la spiritualité est le moteur de la recherche de sens
moi : et que les deux démarchent (théologiques et scientifiques) montrent une meme volonté de l'homme de donner un sens à sa vie
elle : c'est pas parce qu'on a une religion qu'on est dispensé de regarder les autres théories, dispensé de chercher
moi : oui
elle : j'ajouterais la philosophie
moi :oui
elle : et puis, on doit aussi mettre notre foi ou notre agnosticisme, ou athéisme à l'épreuve
moi :exact. faut pas s'engourdir dans son petit confort intellectuel
elle : trop facile de croire tout cru ou de ne pas croire tout cru
moi : ouaip
elle : j'ai l'impression que personne n'est prêt à faire le grand saut, renoncer au confort et se dire, et si la vérité était ailleurs ?
moi : mulder et scully se posaient deja la question il y a dix ans
elle : c'est qui ? dsl de mon inculture profonde !
moi : X Files
une série américaine cultissime!
elle : j'en ai entendu parlé
moi : ou Mulder et Sculy, deux agents du FBI, sont confrontés à des phénomènes surnaturels
en fait ca posait plein de questions cette série
sur le fait qu'on ne pouvait pas toujours tout expliqur
mais que pour autant ce n'était pas une raison pour ne pas y croire
elle : oui
moi : tout dépend du choix
elle : oui
moi : et de la démarche intellectuelle de l'individu
elle : il faut voir ce qui amène un surcroît de sens
c'est pour cela que la croyance doit être un choix de vie, un désir d'avancer en toute conscience, et non pas le repos dans une tradition ou un milieu ou un conformisme
moi : tout à fait d'accord
elle : et finalement, le changement c'est parfois juste une manière de comprendre ce qu'on savait déjà
Espérons que ça en aide certains à réfléchir et à faire la différence entre une secte et une religion... (soupir)
Ce charmant message d'un individu dont il reste préférable de taire le nom me permet de dire deux trois trucs sur ma facon de voir les rapports homos.
J'aime aussi le sexe avec de l'affection, mais bonjour quand même^^
Cet individu semble penser les rapport humains uniquement en terme de sexualité, ce qu'on pourrait considérer comme une forme de nouvelle théorie freudienne, mais je n'y crois guère malheureusement...
Moi je peux recevoir, meme si ca plus vraiment d'importance du coup.
Je fais la meme taille que toi, mais 15 kilos de moins.
Les strings j'évite. Je ne m'épile pas (pas besoin voyons!)
L'alcool et le cannabis, oui c'est trés agréable je suis d'accord.
Je ne recherche pas des mecs qui se revendiquent en tant qu'homos "discrets"... catastrophe! Cette sexualité, si on la vie, on l'assume.
J'adore l'ironie du sort de l'avant derniere phrase. Si, ca couterait beaucoup justement, pour toutes les raisons précedemment évoquées.
Donc, non je ne recherche pas ce genre de relations. Les hommes qui me plaisent sont ceux qui ne pensent pas qu'en terme de sexe, qui savent s'éffacer et prendre assez de distance vis à vis d'eux meme pour avoir de l'humour. Des hommes qui ont un sentiment de l'honneur assez développer pour les êmpecher de s'humilier devant un mec qu'ils ne connaissent pas.
Cette année, il faut bien le dire, nos candidats de la course à l'Elysée se sont surpassés. Ils n'ont pas manqué d'humour pour cette campagne d'affichage.
Commencons avec ce superbe avis de décès...
cette publicité pour les vestes en jeans carrefour d'un autre millénaire...
ou encore l'avis de recherche de cette charmante personne. Si vous la retrouvez dans une gare, prévenez immédiatement la police.
enfin, cette affiche visant, de toute évidence, à encourager les vocations de puéricultrices.
Ce soir, en fouillant dans le grenier de la maison de mes parents, j’ai découvert une de ces malles suspectes qui semblent s’adresser à vous, et dont l’appel évoque les souvenirs chargés d’émotion des livres de notre enfance. Poussés par ma curiosité, mon goût pour la poussière et les vies oubliées, je soulevai son couvercle.
Je pris un carnet caché par quelques photos cornées en noir et blanc, ou le sourire inquiet et le regard perdu d’une jeune femme au teint livide semblait accuser l’homme à coté duquel elle se tenait ; grand et rude, un visage glacé sans expression. Ses pages étaient jaunies par les années, et son odeur âcre embruma mon esprit, comme, ce matin, l’Aurore aux doigts de rose avait enveloppé la campagne désertée qui nous environnait. L’écriture était pleine de promesses, courbée et gracieuse, masculine et juvénile : je venais de trouver le journal d’un jeune garçon, qui, sans doute, s’était lui aussi jadis accroupi dans ce grenier, et avait ressenti le besoin d’écrire sa vie sur ces pages, d’en laisser une trace.
Ce petit bijou, je l’avais entre les mains, tournai la première page, et m’apprêtai à entamer sa lecture lorsqu’ André arriva dans mon dos, accroupi, et posa sa main sur mon épaule. Ces contacts avaient beau être fréquents, ils n’étaient jamais devenus comme ces mots où ces gestes auxquels, par habitude, on ne porte plus aucune attention. Sa main pressa mon épaule, et son visage lumineux me lança un de ces grands sourires spontanés et innocents, qui avaient sonné, dès notre première rencontre, comme autant d’ invitations à devenir plus proches.
- Tu as trouvé quelque chose Basile ?
- Des vieilleries, lui répondis-je en fermant le couvercle de ce mystérieux tombeau.
Je glissai discrètement ce petit carnet dans ma poche que je pressai contre ma cuisse et suivit André vers l’échelle par laquelle nous étions montés, prenant garde de cacher mon excitation, et ce secret d’une autre époque que je tenais, serré contre moi.
Voici l'extrait du message reçu par un charmant gaïen (sisi, ils éxistent, ne vous découragez pas!)
"J'ai étalé sur la table de la salle à manger les programmes des 12 candidats ( je les avais reçu par la poste le matin même), j'ai saisi un brownie dans le bol de friandises en faisant la promesse de donner mon vote au candidat qui recevrait ce brownie sur son affiche, j'ai tourné le dos à la table puis en fermant les yeux, j'ai chanté la Marseillaise pour obtenir l'assentiment des dieux de la République, et finalement, j'ai lancé mon brownie par dessus mon épaule droite, lequel a atterri très nettement sur le programme de Ségolène Royal. C’est stupide ! Et alors ? Je suis contre l’élection du président de la République au suffrage universel direct, notamment parce que la plupart des français choisissent leur candidat favori sur des critères qui n'ont aucun rapport avec la sphère idéologique. C'est pourquoi, si quelqu'un cherchait à interpréter mon vol de brownie, je lui dirais simplement que je me suis contenté, par pur esprit de contestation, de pousser à l'extrême cette sélection ridicule puisque dépourvu de matière à débattre. Mon ami a failli s'étouffer en m'écoutant argumenter: "Tu es irresponsable ou quoi? Tu aurais quand même pu éliminer les affiches de Le Pen, de Philippe de Villiers et de Sarko avant de lancer ton gâteau, imagine si tu avais dû donner ton vote à l'extrême droite!!" A part l'irrégularité partiale introduite par le procédé de présélection décrit ci-dessus par mon ami (lequel, s’il avait été adopté, aurait rendu l’arbitraire de ma contestation beaucoup moins crédible !), il me semble tout à fait clair qu’en modifiant le cours de l’histoire (le vocabulaire employé est sans doute un tantinet trop ambitieux), si mon brownie volant avait atterri sur le programme de monsieur Le Pen, je l’aurais immédiatement mangé pour le punir (le brownie, pas Le Pen lol ! ) et j’aurais ensuite tenté l’expérience avec une appétissante tranche de cake...Allé, vive la France!"
Cet extrait montre plusieurs choses qui elles, à l'inverse des implications jéhoviennes précédemment évoquées, sont fort heureuses.
1/ Les méthodes divinatoires ancestrales ont refait surfasse dans un village du Nord de la France.
2/ Ces méthodes divinatoires offrent un terrain d'action direct à la main de la Providence pour l'éléction présidentielle (ce qui n'est pas dénué d'accents grecs vous l'aurez noté).
3/ Notre cher pays étant à mille lieues du nihilisme et scepticisme indispensable à tout ébauche de réfléxion dans de telles circonstances, il est heureux de constater qu'un être humain met en doute la validité de notre jugement et notre capacité à établire des raisonnement qui seraient plus légitimes que le Sort !
Dans la page suivante, nos amis de jéhovah s'attaquent à l'église catholique. Il est évidemment indispensable d'atomiser les autres croyances pour attirer les âmes perdues que nous sommes, et nous persuader que le salut n'est que de leur côté.
page 5 : "Les églises, qui ont prostitué les enseignements chrétiens en cautionnant la théorie de l'évolution et en aiguillonnant les camps en guerre, ont grandement contribué au déclin moral."
Pour commencer c'est faux (à nouveau), on sait bien que les évangélistes américains soutiennent la thèse créationniste... Comment ne pas rire devant une phrase pareille! Leur tentative de persuasion manque vraiment de crédibilité et jette plus de discrédit sur leur propos que sur la religion chrétienne.
Une question cependant : Foi et théorie scientifique, réellement incompatibles?
Tout a commencé lorsque je décidai de m'installer confortablement dans mon fauteuil pour feuilleter le programme télévisé.
Sur le programme, un magazine de témoins de Jéhovah, "Réveillez-vous".
Déjà il y a un problème avec le titre, qui sous entend que nous, pauvres lecteurs, sommes dans une torpeur intellectuelle nous empechant d'accéder à l'ultime sagesse que constitue leur livre, leurs thèses, leur secte. Mais passons.
Jusque là, j'avais toujours été indulgent avec eux. Les quelques articles que je lisais ca et là étaient gentillets "Pourquoi aider ses amis?", "Pourquoi les comparaisons avec les autres font mal?". Parfois, j'y trouvais meme beaucoup de bons sens et de sages conseils (mais cela est évidemment un des moyens pervers de leur expension).
Le titre est accrocheur "Qu'annonce le déclin Moral actuel?". Rien à redire, au contraire, question trés intéressante. J'ouvre le magazine avec interêt, et là, stupeur :
page 4 : "Comme les temps ont changé! Il n'y a pas si longtemps, la "simple idée que des gays ou des lesbiennes cohabitent au vu et au su de tous était scandaleuse", rappelle le Toronto Star, quotidien canadien. Mais "aujourd'hui, note Barbara Freemen, professeur d'histoire sociale à l'université Carleton (Ottawa), les gens disent : Ma vie privée ne regarde que moi. Personne n'a le droit de s'en mêler""
Horreur! En une phrase, voila synthétisée la doctrine de la secte. On présuppose et insinue que :
1/ Les homos sont partie du déclin moral actuel
2/ Avant, c'était mieux (et tant qu'à faire, cf Brokeback Mountain, linchons les pds)
3/ Le Toronto star et Madame Freemen sont homophobes, en détournant leurs propos pour s'en servir comme d'arguments d'autorité fallacieux qui sont les moyens d'une rhétorique (sophistique?) artificielle à visée prosélyte.
4/ Sous couvert du respect de l'intimité, notre société couve les pires vices (homosexualité entre autre)
Eveline est une jeune femme de Dublin dans les années 60. Elle a passé sa vie à se sacrifier pour sa famille. Un jour elle rencontre Frank, elle l'aime, mais il doit partir en Amérique du sud. Eveline aura t-elle le courage de le suivre?
Their last talk. The scene takes place on an Irish harbor. Eveline is talking to her boyfriend, Frank.
"Why don't you come Eveline? What's the matter? he said.
- I don't know what to do. I am facing a dilemma : on the one hand, I want to go away with you, to escape from that gloomy and deadly atmosphere. On the other hand, I promised my mother not to leave... I am torn beteween my yearning for escapism and my sense of duty, she answered.
- How incredible is it ! Don't you love me?
- Stop it Frank! I don't want to feel guilty because of you. I have to make a decision, it's really hard...
- But we spent carefree moments, didn't we? We were always laughing, everything was so easy with you. I believed you were interested in listening to my stories. Did you were lying? You must fulfil yourself! Forget your mean father, he is too nasty to you! he replied painfully.
- I am so sorry Frank! He is my father, he is alone, and I couldn't live freely knowing that! I must follow my religion, even if I badly want to come with you, she said crying.
- Please don't cry, and look at me. What do you see? A man loving you, with whom you'll go to Buenos Ayres to discover a life made of entertainments and freedoms!
- You don't owe your father anything!
- Not sure...
- No Eveline. This is the only thing you have to consider. He harassed you, he was nasty, unkind, mean. You told me you were fed up with being humiliated, and you were right!
- I do agree with you, but it's not the problem. Why should I follow you and leave him alone? It's so selfish!"
The bell rang. Eveline knew she had to make a decision very quickly. She wanted God to help her.
"I am sorry Frank, I can't..." she tried to say.
Je suis dans mon lit, il est 12.00 et je dors. Je suis blotti sous la couette, je sens le contact de ma peau nue contre les draps, je me retourne, je m'étire, ca fait du bien. Je suis dans un univers doux et ouateux, ensommeillé.
J'entends mon frère commencer à s'activer derrière la porte de ma chambre. Il passe dans le couloir, fait couler de l'eau. Il y a un peu de bruit.
Soudain, il commence. Ses raclements d'outre tombe, caractérisés par une double influence du rot et du pet. Est-il en train de vomir ?
L'espace d'un instant, je suis tenté de lui demander si ca va. Mais c'est E., et ce sont bien ces raclements qui accompagnent habituellement son brossage de dents. Ces bruits infernaux, que j'ai toujours casé dans la catégorie de ses aptitudes sur-humaines, qui comprend aussi sa capacité à faire bouger ses oreilles tout seul.
Je décide donc de me réveiller. Je me lève et pose le pied sur un truc froid qui craque. J'ouvre les volets et constate que je me trouve debout sur une feuille de papier journal, dans un énorme bouquet de menthe. Ca c'est ma maman. Elle dit que ca fait fuire les mouches et les petites bêtes.
Je descends les escaliers et me dirige vers la cuisine. Je sors un verre du placard, ouvre le frigo qui est vide.
« Alaiiiinnnnnnn. Vous êtiez oùùù ? ?
- A la foire (on est lundi) pour acheter des champignons (on déteste ca)
- Ah bon ? »
Je me dirige vers le salon pour voir ce qu’il est en train de faire et accessoirement trouver du coca ou du jus d’orange. Je le trouve devant la télévision, affalé sur le canapé avec un énorme sandwich dont dépasse quelques feuilles de salades, et une bouteille de jus d’orange sur la table basse.
« Tu t’es fait un sandwich ? ?
- Non, c’était celui d’hier soir dans mon sac
- T’as mangé quoi hier soir ?
- J’avais pas faim. Je te préviens si tu termine la bouteille tu vas en rechercher en bas ! »
Il me regarde d’un air menaçant. Je hausse les sourcils. Prends la bouteille et rempli mon verre. Je m’apprête à lancer un non.
« Putaiin ! Fermes ta gueule ou sinon je t’en mets une !
- Oh mon dieu ! Tu vas devoir descendre ! ! Tu vas devoir descendre dans le sous sol ! Comment j’ai pu te faire une chose pareille !
Il descend chercher une nouvelle bouteille. Il met son sandwich sur la table.
« Si tu pouvais éviter de poser ton sandwich sur les connotations diastratiques des synonymes ca m’arrangerait…
- T’as qu’à pas foutre tes cours là dessus ! »
Je bois mon jus d’orange, me ressert. Il regarde du foot. Je vois sa bouche s’ouvrir, le sandwich avancer lentement dedans. Il est concentré sur le match.
« Oh putaiiiin !Oh putaiiinnnn ! »
Un des petits personnages en short de la télévision à du faire quelque chose d’important d’après sa réaction, mais je serais incapable de vous dire quoi, ni si c’est une bonne chose… C’est mon frère, mais on ne s’est jamais vraiment compris.
Voici une dissertation composée par moi même, il y a quatre ans donc lorsque j'avais 15 ans. Ca permet de trouver des éléments de réponses à la question "Pourquoi j'écris un blog" à travers les grandes oeuvres de nos auteurs francais. Et accessoirement, ca montre à quel point j'étais artificiel parfois, impertinent et ironique souvent :)
Bonne lecture!
Montaigne écrit ses Essais au 16è siècle, durant la Renaissance. Le courant humaniste de cette époque amène les écrivains vers la recherche d’un idéal humain, mais dans sa singularité. Cet intérêt pour le « moi » surprend les hommes de ce siècle, habitués à la littérature classique, marquée par une tendance impersonnelle. Ainsi, la bienséance mondaine, la pudeur et la modestie chrétienne de l’époque ont-elles amené Montaigne à s’interroger sur le bien fondé de son entreprise. « Ai-je perdu mon temps ? » se demande t-il malicieusement en écrivant les Essais. Il convient donc de se demander si écrire son autobiographie est inutile… Mais en quoi Montaigne aurait il pu perdre son temps ? Peut être parce que ce projet a un intérêt trop limité, ou est inspiré par des intentions peu louables ? Montaigne pose donc indirectement le problème de l’intérêt autobiographique : les objectifs des autobiographes sont ils bien toujours de valeur ? Nous envisagerons cette question en déterminant comment une autobiographie peut être détournée du vrai, puis dans quelle mesure elle peut enrichir l’écrivain et son lecteur. Enfin nous verrons qu’elle est aujourd’hui souvent utilisée à des fins médiatiques.
Le premier reproche que fait Chateaubriand à l’égard de la littérature intime est celui de la vanité : l’écrivain répugne à céder au plaisir narcissique « qu’on trouve naturellement à parler de soi »
En effet, on peut penser qu’à travers la pratique de l’écriture autobiographique, l’auteur privilégie le discours au détriment de l’action : il se renferme sur lui même. Parce qu’il se tourne vers sa propre personne, et non vers les autres, mais aussi parce qu’il choisit de se contempler au lieu d’agir. En transformant par ses actes la réalité qui l’entoure, l’être humain se transforme lui même. Le discours sur le moi ne se limite t-il pas au contraire à se contempler passivement. Cette interrogation inquiète Michel Leiris. N’a t-il pas tort de « maintenir les yeux fixés sur lui au lieu de les porter au delà pour se dépasser vers quelque chose de plus largement humain » ? Il lui aurait peut être été préférable de discuter de ses problèmes, de rencontrer des gens, d’affronter directement les difficultés pour résoudre son mal être. De cette façon, on peut considérer l’autobiographie comme un acte inutile puisqu’elle ne permet à l’auteur que de se renfermer sur lui même.
D’autre part, enfermé dans un rapport circulaire entre le « je » et le « moi », l’être narcissique meurt au monde qui l’entoure. C’est l’une des réticences majeures à l’égard de la pratique autobiographique. Par exemple, dans la première page des Essais, Montaigne avertit son lecteur : « Je suis moi même la matière de mon livre ; ce n’est pas la raison que tu emploies que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ». En prenant pour objet ce « moi » que Pascal avait déclaré haïssable, l’écrivain risque d’oublier les autres. De très nombreux auteurs considèrent ce risque au moment où ils s’apprêtent à rédiger leur autobiographie. Comme Montaigne et Chateaubriand, Stendhal hésite : Oui, mais cette effroyable quantité de Je et de Moi ! Il y a de quoi donner de l’humeur au lecteur le plus bénévole ». Plus catégorique encore, Renan dit : « S’imaginer que les menus détails de sa propre vie valent la peine d’être fixés, c’est la preuve d’une bien mesquine vanité ». Ce danger qu’ils pointent là, c’est celui de Narcisse. Ainsi, le lecteur peut avoir l’impression d’assister à une cérémonie d’auto-contemplation, à un rite dont il est exclu. En excluant le lecteur, l’autobiographie devient inutile.
D’autres attitudes des autobiographes sont également troubles et difficiles à justifier. Par exemple, celles qui poussent l’auteur à scruter ses plaies pour les exhiber, à déterrer ses torts pour les exposer en plein jour. On songe aussitôt à Jean-Jacques : combien de petit larcins (vols de pommes ou de rubans) ne donnent pas lieu à de solennels mea culpa dans les Confessions ? Celui qui se confesse sollicite le regard de l’Autre, non pas dans le but de partager avec lui une expérience ou de l’instruire, mais bien souvent avec l’intention de se disculper, de réclamer l’indulgence et le pardon pour son propre soulagement.
Par ailleurs, les anecdotes racontées par les autobiographes peuvent sembler totalement insignifiantes et inutiles au lecteur. Chateaubriand craint que les aveux autobiographiques ne portent que sur « des secrets inutiles », sur des « fautes qui ne sont pas les leurs ». Par exemple, Sartre nous raconte la visite du petit Jean Paul chez le coiffeur dans Les Mots, Proust s’attarde sur de longues pages sur l’endormissement de Marcel dans A la recherche du temps perdu. Le lecteur peut se perdre dans ses passages descriptifs, s’ennuyer et cette lecture peut lui paraître du temps perdu.
Ensuite, l’acte autobiographique peut paraître inutile lorsqu’il expose des faits modifiés, arrangés, truqués. Il présente alors une fausse image de l’auteur à la majorité des lecteurs. Par exemple, lorsqu’on compare les Mémoire d’Outre-Tombe avec les manuscrits antérieurs, on s’aperçoit que Chateaubriand a volontairement modifié le personnage de son père. Alors que dans la réalité, il est inquiétant, certes, mais aussi digne de compassion ; l’auteur le fait passer pour une sinistre créature monolithique, marmoréenne, un spectre sinistre issu d’un roman gothique. Ainsi, les écueils de l’insignifiance et du mensonge menacent les confidences de l’autobiographie qui peut fausser l’opinion du lecteur, faire qu’il se sente trompé.
Enfin l’autobiographie livre des secrets qui peuvent être non seulement inutiles, mais aussi nuisibles et pervers. Les confidences, écrit Chateaubriand, « compromettent la paix des familles ». Elles peuvent avoir des conséquences néfastes. L’impudeur peut amener l’écrivain à faire des révélations allant à l’encontre de la morale admise. Celles ci peuvent d’ailleurs engager d’autres personnes que l’auteur. C’est le cas dans la récente autobiographie de Benjamin Castaldi : Et Maintenant il faudra tout se dire. Il y dévoile des informations intimes, choquantes, sur des personnages publiques décédés, qui plus est membre de sa famille. On peut admettre que ce genre d’information est néfaste et racoleur. L’autobiographie devient alors un vulgaire instrument médiatique, pervers et lucratif. Elle témoigne de la superficialité du monde médiatique, axé sur des formules chocs artificielles comme le titre de cet ouvrage, semblable à beaucoup d’autres.
L’interrogation d’autobiographes comme Montaigne ou Chateaubriand sur l’utilité de ce type d’écriture est donc bien fondée. Mais l’écriture du moi, en de nombreux aspects, peut être utile à la fois à son auteur et à son lecteur.
Même si, comme nous l’avons vu, l’auteur est tourné vers lui-même, on voit mal comment il pourrait faire autrement. L’autobiographie n ‘est elle pas par définition l’écriture du « moi » ? Elle est un acte qui amène l’auteur à se transformer. Montaigne note : « me peignant pour autrui, je me suis peint en moi des couleurs plus nettes que n’étaient les miennes premières. Je n’ai plus fait mon livre que mon livre ne m’a fait. ». L’écriture a donc ici permis à Montaigne dans les Essais, de mieux se comprendre.
D’autre part, si l’ont reproche à l’autobiographe de ne parler que de lui, il faut tout de même admettre que le lecteur peut se reconnaître dans ce type d’écrit. Cette citation de Victor Hugo résume bien le problème d’identification du lecteur : « On se plaint quelque fois des écrivains qui disent moi. Parler nous de nous crie-t-on. Hélas ! Quand je parle de moi, je parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé, qui croit que je ne suis pas toi ! ». L’écrit de confession est en effet un miroir où peut se reconnaître non pas l’auteur du livre seulement, mais tout homme. « Prenez donc ce miroir et regardez-vous », lance Hugo à son lecteur.
Ensuite, si l’autobiographie est parfois un moyen de se disculper d’une manière égoïste, l’écrivain peut aussi résister à cette complaisance et porter une regard rigoureux sur ses propres vices et insuffisances. Le portrait que Michel Leiris donne de lui-même dans L’Age d’Homme invite le lecteur à se considérer avec la même sévérité que l’écrivain. Et sa volonté de se peindre dans toute sa sévérité ne doit pas être considérée comme un appel à la plainte. Au contraire, l’autobiographie est pour lui une démarche honnête et sincère, une façon de montrer le mal qui l’habite pour exposer ses problèmes et être obligé de les affronter en les couchant sur le papier. En assumant son physique et sa personnalité, Leiris s’avance au plus intime de lui-même, Il peut aider le lecteur dans le même cas que lui en montrant l’effet thérapeutique de l’autobiographie, en faisant connaître son problème.
En outre, on reproche souvent aux auteurs de s’attarder sur des détails, des faits insignifiants. Pourtant, on peut penser que ce sont ces éléments à priori anodins qui permettent de cerner réellement la personnalité de l’autobiographe. André Gide déclare que plus l ‘écrivain se resserre autour de lui, plus il a de chance de toucher les autres et d’accéder à l’universel. Ainsi, l’individualité n’apparaît plus que comme un détour, pour mieux accéder à des sentiments universels qui frappent le lecteur. Celui-ci peut se reconnaître, s’identifier dans ces scènes simples de la vie courante, et par la même se développer moralement.
Au delà du développement moral, l’autobiographie peut avoir un intérêt d’ordre scientifique et philosophique. Elle permet en effet d’approfondir notre connaissance de l’être humain, de découvrir les réactions de l’auteur dans des situations précises. Par exemple, dans Les Mots, le lecteur découvre à travers les épisodes de la vie de Sartre comment celui-ci a peu à peu été coupé de réalité par la lecture. Le culte des livres l'’ empêché de s’intégrer au groupe d’enfants de son âge. A travers ses écrits, on découvre comme Sartre se voyait enfant : vif mais timide, et perdant tous ses moyens face aux autres enfants. Ici, l’autobiographie a donc un intérêt psychologique, tout en ayant pour fond la critique de son milieu culturel.
Par ailleurs, l’autobiographie a un rôle historique. En retraçant sa vie, l’auteur peint également les mœurs de la société de son époque et de son milieu social. Ces informations peuvent être d’un intérêt précieux pour les historiens. Par exemple, dans Histoire de ma Vie, George Sand raconte sa vie durant une grande partie du 19è siècle. Elle met en lumière de nombreuses mutations que subit la société, le combat des classes ouvrières nées durant le siècle. Par sa générosité et sa modernité, elle offre un témoignage des mentalités de l’époque, de l’esprit romantique qu’elle a incarné et de l’évolution de la société.
Enfin, l’autobiographie permet au lecteur de se cultiver. Celui-ci peut découvrir tout un monde autour de l’auteur. Tout en s’intéressant à la vie de l’autobiographe, lecteur peut être amené à connaître d’autres personnages illustres. Par exemple, dans le même livre de Sand, on découvre que les vies de nombreuses personnalités se sont croisées. George Sand a été manipulée par Mérimée, a aimée Musset, s’est occupée des années de Chopin alors qu’il était phtisique, et Delacroix venait souvent rendre visite à Aurore à Nohant. Le lecteur découvre d’autres personnalités. Le livre donne vie à ce siècle, et l’on se rend compte que les écrivains, musiciens, peintres, ne sont pas des personnages figés. On s’imagine mieux le 196è siècle, et on se rend bien compte que les écrivains dont on nous parle on vécu.
En conclusion, on comprend rapidement que cette interrogation de Montaigne est une fausse question. Certes, l’écriture, peut paraître un acte passif, égotiste. Parfois même, les anecdotes racontées peuvent sembler superficielles, ennuyeuses, et la démarche d’écrire vulgaire et prétentieuse. Cependant, derrière cette façade se cache un récit extrêmement riche. C’est un acte qui permet à certains auteurs de calmer leurs troubles, d’affronter leurs problèmes. Elle permet à l’auteur et au lecteur de se découvrir, de s’intéresser à l’histoire, et d’attiser la curiosité du lecteur en stimulant sa soif de culture. Malgré tout, dans une société ou les médias ont pris le contrôle, l’autobiographie peut alors être utilisée comme un instrument vulgaire en diffusant des révélations racoleuses et intimes. L’autobiographie est donc aujourd’hui un des registres préférés des lecteurs… N’a t-elle pas alors tendance à servir davantage d’outil marketing et à s’éloigner de son but initial : « l’expression artistique du moi ? » ?
Un petit article sur l'orgasme masculin s'impose :)
Alors que je commencais à mélanger mes conjugaisons irrégulières de verbes grecs, j'ai réalisé que j'étais incapable d'avoir un orgasme "seul", alors que pour la plupart des femmes c'est l'inverse.
Suis-je anormal ? (ca c'est pour la touche teenager lol)
J'imagine qu'il faut se mettre d'accord sur la définition du mot, donc j'appelle orgasme un plaisir
1/ qu'on sent venir
2/ qui monte pendant 10 à 15 minutes
3/ qui commence par des fourmillements dans les pieds
4/ qui remonte le corps jusque dans le crâne
5/ qui aboutit à pic de jouissance où l'on a l'impression d'atteindre la stratosphère, au moment ou l'on éjacule !
Bref tout ca ne m'arrive que si je me trouve accompagné !
Pourquoi est-ce l'inverse pour les femmes d'apres ce que j'entends?
Pourquoi je n'y arrive pas seul ?
Un orgasme féminin est-il vraiment différent du notre ?
Je tiens à préciser aprés concertations avec de trés chers amis (lol) que jouir ne signifie pas avoir un orgasme, pas plus qu'éjaculer d'ailleurs. Donc petite mise au point :
éjaculer = jouir, ce qui peut etre un plaisir assez faible si c'est vite fait.
jouir n'est pas = à avoir un orgasme
mais au pic de l'orgasme, on peut jouir ce qui multiplie la puissance de l'orgasme, c'est le moment susdit ou l'on atteint la stratosphère!
NB : laissez des commentaires, ca devient tragique !
Al
Ce soir je suis rentré du cinéma en vélo ce qui m'a permis de vivre une trés forte expérience sensorielle :)
J'avais le vent dans le dos, l'impression de flotter, et le parfum des arbres et des fleurs sur tout le trajet... j'étais en t-shirt, il faisait bon, et j'étais vraiment trés heureux !
C'était tellement agréable de sentir ce parfum si fort, de voir les rues désertes, le vent contre son visage, la fraicheur et la douceur en meme temps... On a l'impression d'etre seul, d'etre le seul à connaitre ce plaisir...
Vive le printemps !
Il faut bien que mon "blog" serve à quelque chose, donc je pose mon annonce :
Je recherche un stage dans une maison d'édition, un journal, une librairie; en fait un stage ayant un vague rapport avec mon domaine de compétence actuel : les langues, la litteratures francaise et antique.
je suis trés vif, énergique, perfectionniste, et pas trop bete je pense :)
Si vous voulez un cv plus fourni, contactez moi !
NB : Pitié, affranchissez moi d'un avenir tout tracé à l'éducation nationale...
Marre, marre, marre ! Marre des bogoss, des mecs mignons, des bien foutus et bien gaulés en tout genre! Marre de les voir maqués! Marre de les voir partout autour de moi,
marre d'etre célibataire
Qu'ai je fais, ciel, pour mériter telle pénitence ? (superbe alexandrin avec synérèse en fin de vers :) )
C'est pas du juste!